Histoire de Candy

La petite histoire de Candy




J’ai toujours adoré les chiens et ai eu la chance d’avoir ma première chienne à l’âge de sept ans. C’était une cairn terrier (j’avais moi-même choisi la race) nommée Hermeline. Mais elle n’avait pas le caractère d’une cairn. Elle était extraordinairement intelligente et fidèle, et cela me bouleversa. À l’âge de onze ans, je connus les joies de l’élevage avec la portée qu’eut Hermeline. J’en gardai deux bébés, Mascotte et Milady. Ils étaient magnifiques et montrèrent leur valeur en expositions. Mais malgré leur caractère adorable et l’amour que je leur portais, ils n’avaient ni l’intelligence ni la fidélité de leur mère. J’étais désormais passionnée par l’élevage mais plus du tout par le cairn.
Plus tard, à seize ans, je déménageai de la campagne à la ville en appartement. Je ne pus emmener qu’Hermeline et dus laisser Mascotte et “Mimi” à la campagne chez ma mère, car eux ne supportaient pas l’enfermement. Deux ans plus tard, Hermeline décéda d’une insuffisance rénale provoquée par un empoisonnement. Je ne m’en suis jamais remise. Un an plus tard encore, Milady partit elle aussi d’une toux de chenil détectée trop tard par ma mère. Il ne me reste donc plus que Mascotte, que je ne peux pas garder en ville. Voir Hommage à Hermeline et Milady.


Mes trois cairns : Mascotte, le fils, Hermeline, la mère, et Milady, la fille.


Après ce double drame, il me fallait absolument un chien, mais pas n’importe lequel. J’ai cherché un chien au caractère semblable à celui d’Hermeline, calme et fidèle, contrairement aux autres cairns. Je me suis alors souvenue d’un chien magnifique, qui m’avait un jour regardée, impassible et stoïque, dans une boutique. Il était noir et couvert d’une fourrure qui lui allait comme une robe du soir, lui cachait ses yeux et enveloppait ses grandes oreilles rondes. Je l’avais vu à l’âge de 10 ans, j’avais alors 19 ans, et je m’en souvenais encore. C’était un Skye terrier.
J’ai alors cherché des Skyes dans tous les livres que j’avais, et appris que cet animal extraordinaire était... rien de moins que le chien le plus fidèle du monde. Certains chiens sont réputés aussi pour leur fidélité, mais comment pourrait-on les comparer à Geddon, le Skye de Marie Stuart, qui est mort de chagrin peu après la décapitation de sa maîtresse ? Et encore plus à l’autre Skye Greyfriars Bobby, qui a vécu 14 ans sur la tombe de son maître, sans que personne ne soit parvenu à l’en déloger ? Et ce n’est pas tout : il n’y a aussi pas plus intelligent qu’un Skye, comme ce mâle propre à huit semaines ou cette chienne qui simulait de boiter pour ne pas aller en exposition... Pour toutes ces raisons, les Anglais surnomment même le Skye “the heavenly breed”, la race divine et céleste ! Le Skye m’a apparu être le chien dont j’avais toujours rêvé.

Talk About of Morningsky dit Tabby - prop. Claudia Rastedter


Ni une ni deux, je pris contact avec Michelle Maître, éleveuse amateur. Je rencontrai ses Skyes lors d’une exposition et fus sous le charme de ces adorables chiens doux, câlins et qui ne lâchent pas leur maître d’une semelle. Je réservai donc un bébé, mais quelques mois plus tard Michelle m’annonça que son amie Claudia Rastedter en Allemagne souhaitait vendre son petit blond destiné aux expositions et qu’elle avait pensé à moi. Il pourrait arriver chez moi dans un mois seulement, c’était très rapide mais quand je vis l’adorable petite bouille de ce bébé Skye en photo... Ce fut le coup de foudre.


La photo qui me donna le coup de foudre.


C’est ainsi que le 21 mai 2005, je reçus dans les bras mon petit Candy, adorable boule de poils me couvrant de léchouilles. Dès lors, ma vie est emplie d’un nouveau bonheur. Dès le premier jour, en vrai Skye fidèle, Candy s’est attaché exclusivement à moi, refusant de jouer ou de s’alimenter en mon absence. J’étais totalement bouleversée, même Hermeline ne m’avait pas montré un tel amour. (voir des Skyes extraordinaires) En plus, il sait montrer une intelligence extraordinaire pour son âge et une affection hors du commun. Il n’a jamais témoigné d’affection aux étrangers mais donne beaucoup d’amour à mon neveu de sept ans. Il aime bien les autres chiens et adore par-dessus tout les chats (cela tombe bien, j’ai toujours souhaité avoir un chat...). Bref, Candy est vraiment le chien de mes rêves. Il m’a donné aussi le désir de ne plus jamais avoir de chiens d’autres races. Maintenant, je comprends pourquoi le Skye est “the heavenly breed”...

Une chose est sûre : Candy tu me donnes toujours plus cet amour si fort qu’aucune personne ne pourra tant me donner. Je t’aime très fort et à jamais mon ange.